Bodylift

 
 

Le bodylift ou « dermolipectomie abdominale circulaire » permet de traiter  la silhouette de la taille en enlevant l’excès de peau des faces antérieures, latérales et postérieures en un seul temps opératoire.

Le bodylift permet donc de traiter :

  • la région abdominale et le pubis,
  • la région latérale en resserrant la taille et  en éliminant la culotte de cheval.
  • la partie postérieure en liftant les fesses et la région inferieure du dos. 

Le body–lift peut être associé à un lifting des fesses en utilisant des greffes graisseuses (lipofilling des fesses) ou un lambeau dermo-graisseux.

Il est souvent associé à une lipoaspiration qui  permet de redessiner les régions voisines comme la région lombaire et la partie postéro-supérieure des cuisses.

Les indications principales du body lift sont les amaigrissement importants qui entrainent un excès de peau tout au tour de la taille, après la chirurgie de l’obésité par exemple (sleeve ou réduction de taille de l’estomac, by-pass ou court circuit intestinale, pose d’un anneau gastrique).

 

Véritable lifting du tiers moyen du corps.

Le bodylift agit donc sur l’abdomen et le pubis, la face latérale des cuisses et les fesses au prix d’une cicatrice circulaire située en zone cachée par les sous vêtements.

Une bande de peau et de graisse est enlevé tout au tour de la taille et la peau  est retendue.

L’abdomen est traité comme pour une plastie abdominale, les fesses  sont régalbées et liftées, la partie externe des cuisses est également remontée.

 


 

Les indications plus fréquentes pour le bodylift

  1. La perte de poids importante supérieure à 20-50kg, souvent après une chirurgie pour l’obésité.
  2. Aprés liposuccion lorsqu’il persiste un excès de peau.
  3. L’obésité gynoïde résistant aux régimes, caractéristique de la femme, avec accumulation de la graisse au niveau du bas du corps. 
  4. L’obésité généralisée non traitée pour réduire la masse graisseuse et permettre un confort personnel et social.

Préparation

Des conditions générales optimales sont indispensables pour faire face à cette intervention lourde, qui dure plusieurs heures. L’importance d’une correcte préparation pour combler les déficits nutritionnels est évidente pour cette opération qui prévoit des incisions et décollements importants, l’ablation de graisses par liposuccion et de peau par ablation chirurgicale.

Le risque principal est la perte sanguine potentielle et donc le risque de transfusion. Les tissus des anciens obèses ont la particularité d’être beaucoup plus vascularisés et donc beaucoup plus hémorragiques. La prise de poids avec développement du tissu adipeux implique également le développement des nouveaux vaisseaux qui ne régressent pas avec la perte de poids.

Tout doit être mis en place pour prévenir ce problème, une préparation micronutritionnelle adaptée rendra un état optimal à votre organisme et à vos tissus. On prévoira également une autotransfusion : prélèvement de votre propre sang 1-2 mois avant l’intervention.

L’arrêt de tabac est de rigueur car la nicotine provoque des spasmes des vaisseaux avec risque de nécrose de la peau.

L’arrêt de la pilule contraceptive ou d’un traitement hormonal substitutif est fortement conseillé pour diminuer les risques emboliques.

Tout traitement qui favorise le saignement sera arrêté quelques jours avant l’intervention: vitamine E, oméga-3, anti-inflammatoires, aspirine, anticoagulants…

Des bas de contention sont indispensables.

Consultations :

Au moins deux consultations de chirurgie plastique espacées de minimum 15 jours sont obligatoires avant un bodylift. Tous les détails de l’intervention sont expliqués et des photographies sont prises et constituent une partie importante du dossier. Une stratégie de préparation est mise en place :

  • conseils nutritionnels,
  • préparation micronutritionnelle par compléments alimentaires en mesure de traiter les déficits et les excès,
  • faire face au stress chirurgical,
  • préparer la peau.

Bilans préopératoires

Un bilan préopératoire est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin-anesthésiste, formé à ce type d’intervention, sera vu en consultation  1 mois et 1 semaine avant l’intervention. Il informera le patient des risques anesthésiques et mettra en place les traitements préopératoires nécessaires.

La veille de l’intervention :

  • Douche complète et shampoing.
  • Aucun produit sur la peau, ni crème, ni maquillage, ni vernis est permis.
  • Aucune épilation n’est nécessaire.
  • Vêtements confortables ouverts devant. Chaussures confortables.

Anesthésie, durée de l’intervention, durée de l’hospitalisation

L’intervention est  réalisée sous anesthésie générale.
La durée de l’intervention est d’environ 3 heures, durée d'hospitalisation de  3-4 jours.

 Le déroulement de l’intervention

  • Marquage préopératoire : il est fondamental pour le bon positionnement et la symétrie de la cicatrice. Il est réalisé sur le patient debout, pour apprécier exactement l’entité de la résection cutanée et la localisation de la cicatrice, dissimulé sous les sous-vêtements.
  • Liposuccion : l’intervention commence par une liposuccion de la culotte de cheval et des hanches
  • Partie postérieure: l’excès de peau est enlevé en région lombaire, au dessus des fesses et latéralement pour retendre la face externe des cuisses.
  • Lipofilling des fesses: on peut se servir de la graisse de la liposuccion pour augmenter le volume fessier, si nécessaire.
  • Partie antérieure : dermolipectomie abdominale pour tendre l’abdomen vers le bas, le pubis et la face antérieure des cuisses vers le haut. La liposuccion  préalable permet la mobilisation des tissus et minimise les décollements. L’incision postérieure est en continuité avec l’incision antérieure.
  •  
  • Des points de capitonnage au niveau du décollement abdominal permettent de limiter le risque de saignement, répartir les tensions et éviter des tensions sur la cicatrice.
     

Le postopératoire

  • Le repos et le sommeil sont nécessaires pour une bonne cicatrisation et une bonne récupération.
  • Evitez tout mouvement violent, évitez le port de poids.
  • Mobilisation précoce, marchez, bougez plusieurs fois par jour pour éviter les risques de phlébites.
  • Portez la gaine de contention ou lipopanty jour et nuit pendant 1 mois au moins.
  • Portez les bas de contention pour au moins une semaine.
  • Des conseils nutritionnels personnalisés vous seront fournis. Il faut évitez l’alcool, les sodas et les boissons excitantes.
  • Traitement anticoagulant pour éviter le risque thrombotique.
  • Continuez à ne pas fumer pendant au moins 1 mois.
  • Respectez les consignes reçues pour les pansements. De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :
      • un oedème (gonflement) et des ecchymoses (bleus) persistent  3-4 semaines.
      • une diminution ou une disparition de la sensibilité, avec induration des zones décollées au-dessus du pubis pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
      • Parfois des douleurs, contrôlables par les traitements antalgiques ordinaires.

Travail et sport

Arrêt de travail de 2-4 semaines. Seul la marche et des exercices d’assouplissement sont permis les premières semaines. Reprise graduelle du sport après 2-3 mois.

Les avantages du bodylift 

Remodelage remarquable du contour du corps et nette amélioration du confort  aussi bien personnel que sociale

  • L’abdomen est aplati et la peau de l’abdomen remise en tension
  • Les hanches sont redessinées et remises en tension
  • Les fesses sont liftées et régalbées
  • La taille est creusée
  • Le pubis est remonté
  • Les culottes de cheval sont corrigées et retendues vers la taille.

La cicatrice du bodylift

La cicatrice est importante, circulaire, réalisée avec attention et souci de symétrie, de finesse et de positionnement en zones cachés par les sous vêtements. Elle devient plus tôt discrète avec le temps et les soins. C’est la rançon à payer par rapport à la correction des déformations du corps gênantes et invalidantes.

Les risques du bodylift

Le bodylift  comporte des risques à cause des décollements importants et de sa durée.  Ces risques sont faibles lorsque la préparation à l’intervention est effectuée sérieusement.

Complications générales :

Il s'agit des risques liés à l'anesthésie générale, des accidents thromboemboliques, des hématomes, des infections.

Complications spécifiques au bodylift :

  • L’accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire) est la complication la plus grave, parfois mortelle. L'arrêt du tabac, l’arrêt de traitements hormonaux un mois avant l'intervention, le bas de contentions, le lever précoce et le traitement anticoagulant peuvent contribuer à réduire ce risque. Il est recommandé d’éviter les voyages en avion pendant  1-2 mois après le bodylift.
  • L'hématome, traité par ponctions.
  • L'épanchement lymphatique peut apparaître quelques semaines après l’intervention. Il est traité par ponctions répétées et/ou drainage chirurgical.
  • La nécrose cutanée et l’infection sont rares.
  • Altérations temporaires de la sensibilité  à type d'engourdissement, d'insensibilité, dans les région opérées.
  • Les défauts de la cicatrice : asymétrie, hypertrophie, élargissement. Elles peuvent parfois nécessiter une reprise chirurgicale.
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