L'hyménoplastie

 
 

(chirurgie de l’hymen)

L’hyménoplastie est une opération délicate dans son approche psychologique et humaine. Son exécution reste simple. Elle permet la reconstruction naturelle de l’hymen sans trace visible.

Rappel anatomique

L'hymen est une fine membrane qui obture de façon normalement incomplète l'entrée du vagin, il est visible chez la jeune femme vierge en écartant les petites lèvres. Sa forme est variable : en demie lune, en anneau, avec plusieurs petits orifices. L'hymen est peu vascularisé, mais lors du premier rapport sa déchirure peut saigner légèrement mais ce n'est pas toujours le cas. La rupture de l'hymen ne signifie pas forcément avoir eu un rapport sexuel (pénétration par un pénis) : l'hymen peut subir un déchirement après un traumatisme (un grand-écart par exemple) ou la mise en place de tampons hygiéniques sans rapport avec une perte de virginité.

La perte de l'hymen n'est donc pas forcément en rapport avec une perte de virginité suite à d'éventuels rapports sexuels. Son importance est purement idéologique pour certains groupes sociaux ou religieux.

Dans quels cas, peut être réalisée une hymenoplastie ?

Il existe 2 cas de figure :

  • l'hymenoplastie est réalisée pour convenances personnelles. Dans ce cas, aucune prise en charge n'est possible par la sécurité sociale.
  • l'hymenoplastie fait suite à une agression sexuelle.

Principes de la reconstruction de l'hymen, hymenoplastie

La technique de hymenoplastie est adaptée à chaque cas. En règle générale, même après des rapports sexuels, des vestiges hyménéaux (des restes de l'hymen) persistent à l'entrée du vagin sous forme de petits fragments membraneux.
Il est possible de recoudre ces vestiges et reconstruire l'hymen artificiellement. Il peut s'agir d'une simple suture après avoir recoupé les berges, ou bien de l'utilisation de lambeaux comme en chirurgie réparatrice (des languettes de muqueuse sont croisées pour rétrécir l'orifice du vagin) ou bien encore la technique des triangles. Les sutures sont très fines au fil résorbable. Ils mettent environ 3 semaines à se dissoudre.

Quelle anesthésie ?

Une hymenoplastie se fait sous anesthésie locale avec sédation et dure environ une demi-heure.

Suites opératoires  de l’hymenoplastie

Les suites opératoires d'une reconstruction de l'hymen sont minimes : pas de douleur et le retour à la vie active se fait après 24 heures.
Les fils sont résorbables et n’ont pas besoin d'être retirés.

Il n'y a pas de pansement à faire, mais une simple toilette à l'eau du robinet (douche) et au savon. Une compresse suffit à protéger les sutures.
L'opération de reconstruction de l'hymen ne laisse aucune trace visible et personne ne peut savoir que la patiente a été opérée.

Après l'hymenoplastie

La reconstruction de l'hymen reproduit un hymen vierge artificiel qui saignera lors du premier rapport, comme chez une femme vierge. Il n'y a aucune possibilité de faire la différence entre un hymen naturel et un hymen reconstruit.
De plus tout médecin est tenu au secret médical absolu, même vis-à-vis de la famille ou du futur mari.

Quel est le résultat de l'hymenoplastie ?

  • Le résultat est immédiat, avec une fermeture de l'hymen.
  • La reconstruction de l'hymen est solide au bout de 1 mois.
  • L'aspect est naturel, sans cicatrice visible au bout de 1 à 2 mois.
  • Cette intervention apporte un vrai réconfort psychologique aux patientes victimes d'agression sexuelles, dont elle aide à la réparation.

Quels sont les risques ?

Cette opération est légère et comporte peu de risques. Le risque principal de l'intervention est le lâchage de suture avant les rapports, mais l'aspect est alors celui d'un hymen fraîchement déchiré. La patiente est aussi gardée quelques heures en observation pour dépister un saignement anormal, avant de rentrer chez elle.

L'opération est donc à faire à l'avance pour faire une retouche en cas de lâchage des points ou proche des futurs rapports, afin d'imiter une déchirure.

L’aspect médico-légal

La décision de refaire son hymen est un choix personnel, une liberté personnelle. Un médecin n'a pas le droit d'examiner une patiente pour attester de sa virginité.

Le secret médical : dans le cadre de cette intervention, comme pour toutes les autres, le médecin est tenu au secret médical.