FAQ - Réduction mammaire

 
 

QUESTIONS FREQUENTES A PROPOS DE LA REDUCTION MAMMAIRE

Que peut-on traiter par la plastie mammaire de réduction ?

La réduction mammaire comporte l'ablation d'une partie de la glande mammaire et de la peau afin de réduire le volume des seins et corriger la chute des seins (ptose). Le but de l'opération est d'obtenir un aspect et un volume plus harmonieux et naturel par rapport à la morphologie de la patiente.

Y a-t-il des cicatrices ou des changements permanents après l'intervention ?

Les cicatrices se trouvent autour de l'aréole, verticalement et horizontalement, en forme de "T" renversé, elles sont souvent rouges et apparentes pendant les premiers mois, ensuite, elles deviennent graduellement moins apparentes, elles seront plus claires au bout de 2-3 ans. Elles sont généralement placées de manière à permettre le port de vêtements décolletés (avec des décolletés même très importants).

Quel est le type d'anesthésie ?

Une anesthésie générale est nécessaire. Une hydrodissection ou technique tumescente peut être utilisée pour réduire le saignement et la gêne postopératoire.

Combien de temps dure l'opération ?

Elle dure entre une et trois heures.

Combien de temps faut-il rester à la clinique ?

Une hospitalisation de 2-4 jours est nécessaire pour contrôler le drainage et pour un repos complet.

A quel résultat peut-on s'attendre ?

La forme et le volume des seins seront changés, l'œdème et les bleus disparaîtront après quelques semaines, il faudra 6 mois-1 an pour une stabilisation du résultat. Leur forme pourra varier en fonctions de changements hormonaux, grossesses, prise ou perte pondérale.
Des seins plus petits, plus légers et mieux proportionnés vous permettront de vous sentir mieux et d'avoir une meilleure image de vous-même. Les vêtements vous iront mieux et vous aurez la possibilité de pratiquer des activités différentes. Vous serez aussi libérées des douleurs au niveau du cou, des épaules et du dos. Le lifting des seins ne durera pas éternellement, les effets de la force gravitationnelle, des variations de poids, des grossesses, du vieillissement reprendront le dessus à nouveau.

Est-ce douloureux ?

Généralement la douleur est limitée aux premiers deux jours, traitée par des antalgiques oraux comme le paracétamol, une gêne au niveau des cicatrices pourra être ressentie pendant quelques semaines. Les premières règles après l'intervention peuvent provoquer un gonflement et une douleur au niveau des seins. Parfois une douleur soudaine, brève et comme une flèche peut apparaître pendant quelques mois. La majorité de femmes sont tellement soulagées de leurs symptômes d'avant l'intervention, qu'elles tolèrent parfaitement l'inconfort postopératoire.

Quels sont les risques possibles et les complications ?

La réduction mammaire n'est pas une intervention simple, mais elle est généralement sûre lorsqu'elle est pratiquée par un chirurgien qualifié. Néanmoins, comme pour toute intervention chirurgicale, des risques existent et comprennent : saignement, infection ou réaction à l'anesthésie.
La réduction mammaire laissera des cicatrices visibles et permanentes, malgré le fait qu'elles deviennent généralement discrètes avec le temps et sont couvertes par le soutien gorge ou le maillot de bain.
L'intervention peut aussi laisser une asymétrie de taille, de forme, de position, de profil des aréoles ou des seins, qui peuvent demander une réparation secondaire.
La perte de sensibilité des mamelons et des seins est généralement transitoire, mais peut être définitive en cas de greffe de la plaque aréolo-mamelonaire.
S'il y a une altération de l'apport sanguin au complexe aréole-mamelon, on peut perdre le complexe aréole-mamelon ou avoir une cicatrisation altérée. Dans ce cas, l'aréole et le mamelon peuvent être reconstruits par greffe de peau prélevée au niveau de la région génitale ou de la face interne de la cuisse. La nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) se traduit par un nodule induré, qui peut parfois entraîner une reprise chirurgicale. Exceptionnellement, il peut s'agir de nécrose étendue de la glande mammaire, qui nécessite des soins prolongés. Incapacité d'allaiter pour ablation d'un grand nombre de galactophores ou par non-canalisation des canaux galactophores.

Est-il possible de faire une réduction mammaire lorsqu'on est en surpoids ?

La réduction mammaire est plus satisfaisante après une perte et une stabilisation du poids, si possible.

La perte de poids après une réduction peut causer une perte de masse dans les seins et les faire tomber. Lorsque les seins sont très gros, même une perte de poids massive ne réduit pas suffisamment le volume des seins d'une manière satisfaisante.