FAQ - Reconstruction mammaire

 
 

QUESTIONS FREQUENTES A PROPOS DE LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE

Que peut-on traiter par la reconstruction mammaire ?

On peur reconstruire le sein après chirurgie pour cancer du sein ou après traumatisme important de la région.

Y a-t-il des cicatrices ou des changements permanents après l'intervention ?

Il y aura des cicatrices dues à la chirurgie pour cancer (pour la mastectomie il y aura une cicatrice transversale, ou oblique au niveau de la poitrine, pour une tumorectomie, la lobectomie et la quadrantectomie la cicatrice dépendra de la localisation de la tumeur) et il y aura des cicatrices dues à la reconstruction : si une prothèse est placée, la même cicatrice de mastectomie ou dans d'autres cas une cicatrice péri-aréolaire; si un lambeau est utilisé la cicatrice sera placée dans le sillon sous-mammaire et au niveau de la partie supérieure du thorax.

Quel est le type d'anesthésie ?

Anesthésie générale, pour la reconstruction de l'aréole et du mamelon une option est l'anesthésie locale avec sédation.

Combien de temps dure l'opération ?

Le type d'intervention varie selon les problèmes et le choix technique, donc la durée d'intervention varie selon les cas, de deux à quatre heures. Pour certaines interventions deux temps opératoires sont nécessaires.

Combien de temps faut-il pour récupérer après l'opération et apprécier le résultat final ?

Le temps de récupération varie en fonction du type d'intervention, plus rapide en cas de reconstruction par prothèse et comparable à celui de l'augmentation mammaire : deux-trois semaines. En cas de reconstruction par lambeau la récupération prendra plus de temps, en moyenne 2-3 mois. Le résultat est appréciable immédiatement, mais la forme des seins se stabilisera dans les 6-12 mois suivant.

Combien de temps faut-il rester à la clinique ?

Le temps d'hospitalisation varie en fonction du type d'intervention, en moyenne entre 2 et 5 jours.

A quel résultat peut-on s'attendre ?

La reconstruction du sein donne aujourd'hui des résultats remarquables, permettant aux femmes de récupérer après la mutilation et elle améliorera remarquablement la qualité de vie psychoaffective et sociale de la patiente. Malgré la présence des cicatrices, qui tendent à s'atténuer avec le temps, la forme et le volume du sein reconstruit tend à s'intégrer le plus possible au sein normal.

Est-ce douloureux ?

La douleur peut être présente les premiers jours, particulièrement lors de la toux ou des mouvements, les antalgiques permettront de gérer la douleur. Une gêne peut persister durant quelques semaines selon le type d'intervention.

Quels sont les risques possibles et les complications ?

En cas de reconstruction avec une prothèse, les risques sont les mêmes qu'avec la chirurgie d'augmentation des seins.En dehors de l'infection et de l'hématome, la principale complication précoce de la reconstruction des seins est la souffrance cutanée due à une mauvaise qualité de la vascularisation. Cette souffrance cutanée peut aboutir à une nécrose et une exposition prothétique, entraînant un échec de la méthode. Les complications tardives sont : l'apparition d'une réaction tissulaire péri-prothètique importante, formant une coque (épaississement des tissus) et le dégonflement pour les prothèses en sérum.La coque peut être parfaitement tolérée et invisible. La survenue d'une coque impose parfois une nouvelle intervention, voire l'ablation de la prothèse suivie d'une autre technique de reconstruction.

Pour les lambeaux musculo-cutanés, la viabilité de l'apport sanguin est fondamental, car la vitalité des tissus dépend de cet apport sanguin. Le risque majeur est le spasme ou l'obstruction des vaisseaux du lambeau qui pourront causer la nécrose (mort) des tissus, qui devront être enlevés.
C'est pourquoi il est très important de manipuler le lambeau avec grande attention et préparer la patiente à affronter la chirurgie dans des conditions optimales.

Concernant la technique utilisant le lambeau de grand dorsal sans prothèse, la survenue d’un sérome dorsal est le problème le plus fréquemment rencontré. Il s’agit de la création d’une poche de liquide dans le dos, habituellement à la partie basse. Ce problème, qui est plus un inconvénient qu’une complication, est fréquente mais sans conséquence. Il obligera seulement à une ou plusieurs ponctions dorsales (indolores) pour assécher ce sérome.

Les autres risques concernent des défauts de cicatrisation qui sont généralement gérés par un traitement local, l'hématome et l'infection sont très rares. Une altération de la sensibilité (engourdissement) est normale durant quelques mois, elle disparaît après 6-12 mois. Le muscle grand dorsal est important durant la marche aidée de béquilles, où ce sont les bras qui soulèvent le corps  : ces gestes ne sont donc plus possibles après l'opération.

En cas de lambeau abdominal, la paroi abdominale dépourvue d'une partie du muscle sera moins protégée, le muscle droit de l'abdomen comprime la cavité abdominale, aide dans l'effort, la défécation, l'inspiration forcée, accouchement,…, c'est un muscle antagoniste du diaphragme. Les muscles restants compensent généralement ces fonctions, la partie manquante représente un point de faiblesse de la paroi abdominale.

Il y a-t-il des contre-indications à la reconstruction mammaire ?

Les vraies contre-indications sont rares, il s'agit de cas de cancer très avancé ou de récidive.

La reconstruction mammaire peut-elle altérer la surveillance d'éventuelles récidives locales ?

Non, parce que la reconstruction mammaire n'altère pas l'aspect d'une éventuelle tumeur détectable avec l’échographie et la mammographie La reconstruction mammaire n'influence pas l'éventuelle apparition de métastases et ne contre-indique pas une intervention chirurgicale ou un traitement complémentaire.